L'Activité Minière

LA MINE DE L'ARGENTIERE : UN FLEURON INDUSTRIEL

La naissance de La Londe est intimement liée à une activité quelque peu insoupçonnée pour cette région de Côte d'Azur : l’exploitation de mines.
Cette histoire minière commence vers 1875 où M. Victor Roux, riche financier marseillais, redécouvre et développe à l'Argentière un filon de plomb et de zinc, exploité peut-être dès l'Antiquité et très certainement au Moyen-Age.

En 1881, il fonde la Société des Mines des Bormettes , obtient une concession en plomb, zinc, argent, cuivre et antimoine et démarre l’exploitation dès 1885. Suite à la découverte d’autres filons, ses concessions s’étendent, recouvrant les 2/3 de la superficie de La Londe et même une partie des communes de Bormes et Collobrières.
Elles comprennent une dizaine de gisements dont les plus importants étaient l'Argentière, Le Verger (nord-ouest de la Londe), La Rieille (Collobrières) et Le Trapan (Bormes). Les Mines des Bormettes constituent alors la plus grande industrie extractive des Maures.
Visitez la mine avec N. Leydier : agent du patrimoine. En savoir plus sur la visite guidée.


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A LA DECOUVERTE DES MINES DE L'ARGENTIERE

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Et si ce paysage idyllique plage de l'Argentière avait abrité un des premiers gisements de zinc d'Europe à la fin du 19ème siècle, le croiriez-vous ?
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La même plage de l'Argentière à l'époque minière ...
Vue d'ensemble du gisement minier de l'Argentière
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En participant à une de nos visites guidées, vous aurez une vision très différente de ce paysage à l'époque minière et maintenant ...


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Une petite préparation pour une visite en toute sécurité !

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L'entrée de la galerie.



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Transition thermique appréciée en été: de 30° à l'extérieur à 18° à l'intérieur ...

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Une galerie inondée tout l'hiver : le niveau atteint est très visible !

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Un commentaire très complet sur ce pan d'histoire de la Londe les Maures


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60 mètres de galerie à explorer.

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La visite continue...


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Transport par berline du minerai à l'appontement


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Parcs de stockage du minerai avant chargement et transport par la mer

Les mines ou La naissance d'une commune

Ces mines sont tellement prospères qu'elles engendrent à l’Argentière la création d’un important atelier de traitement du minerai à la pointe de la technologie de l’époque et d’un chemin de fer permettant le transport des ouvriers et surtout l’acheminement du minerai des différents gisements vers L’Argentière.

Créé dès 1890, le chemin de fer minier sera relié à partir de 1901 à celui du littoral qui passait par le village, afin d'acheminer le charbon destiné aux chaudières, le bois d'étayage, les machines et l'outillage, ainsi que la galène de Faucon l’Argentière (Cogolin) autre concession de la société, traitée à La Londe. A cette époque, l’Argentière est alors un port d’où le minerai est expédié par voie maritime vers Swansea (Angleterre), Hambourg, Anvers, Dunkerque et la Hollande.

Avec un tonnage d’environ 7.000.000 T de minerai brut, les mines de La Londe sont alors les plus importantes mines métallifères de France. Leur tonnage de 170.000 T de zinc les classe au premier rang européen des producteurs de zinc à la fin du XIX° siècle. Cette exploitation a donc bien sûr énormément marqué le paysage qui est encore ponctué de nombreux vestiges et édifices miniers : puits, galeries, descenderies, supports de machines, plan incliné, bassins de lavage, fonderie, corons, bâtiments administratifs, voie ferrée dont une partie d'un sentier appelé Promenade des Annamites situé dans le quartier des Bormettes en suit aujourd'hui le tracé. L’élément le plus remarquable de ce riche patrimoine minier est sans doute l’imposante cheminée-tunnel de la fonderie de plomb, construite en 1897 à titre expérimental sur près d'1 km de colline, ce qui la classe comme la plus longue d’Europe.

Faisant naître un bassin d’emplois de près d’un millier d‘ouvriers, l’activité minière a entraîné un boom économique, urbanistique et démographique pour la section rurale de Hyères qu'était la Londe, transformant son visage et engendrant son autonomie administrative. La Londe se vit en effet dotée d’un village aux allures de corons agrémenté rapidement de commerces, d’une école, d’un bureau de poste et d’une gendarmerie qui lui permirent de gagner en autonomie et de demander son détachement de la commune de Hyères. En 1901, la commune naissait.

Aussi, bien que cette activité minière ait été de courte durée, elle peut être considérée comme une véritable épopée pour l'histoire locale. L’épuisement du filon le plus important, à savoir l’Argentière et la chute des cours des métaux à partir de 1904 vont être le point de départ d’un lent abandon de l’exploitation qui cesse définitivement en 1929. L’histoire industrielle de La Londe ne s’arrête pourtant pas là puisqu’à l’époque où la mine de l’Argentière ferme, Schneider installe une usine de torpilles. Mais ça c’est une autre histoire…

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